A toi dont on a exilé les fils,
A ton Peuple qu'on a décimé,
A ton Temple offert en sacrifice,
A ses cendres qu'on a dispersées.
A ton corps qu'on a voulu détruire,
A ton âme qu'on a voulu brûler,
A tes prières qu'on a voulu maudire,
A ton Nom qu'on a voulu faire oublier.
A ta flamme que nul n'a jamais pu éteindre,
A l'espoir des Tiens qui n'a jamais failli,
A ceux qui n'ont vécu que pour t'étreindre,
A ceux qui ont survécu pour t'offrir leur vie.
A ce jour de Mai 48'
Où ton Royaume a ressurgi de ses cendres,
Pour qu'à jamais cesse la fuite,
De tous ceux qui ont pu attendre
Que leur prière se réalise :
« L'An prochain à Jérusalem ».
On dit que je t'idéalise,
Mais qu'on me pardonne car je t'aime.
Même si mon sang n'est pas Hébreu,
Tu as toujours fait partie de moi,
Et si j'ai droit à un seul v½u,
C'est faire un jour partie de Toi.
A tes Héros dont le sang a coulé
Pour te défendre contre les hordes barbares,
A ceux qui n'ont jamais reculé,
Devant l'ennemi venu de toute part.
A tes Enfants qui n'ont plus peur,
A ton Drapeau qui flotte maintenant,
Que ni les fous ni la terreur,
Ne pourront réduire au néant.
A toi qui as retrouvé ta place
Parmi les nations de la Terre,
A toi qui peux les regarder en face,
La tête haute et le c½ur fier.
A toi qu'ils obligent à la guerre,
Quand tu ne rêves que de Paix,
Je glisse mon v½u entre les pierres,
De ton Mur aux prières sacrées :
Que ton Etoile brille à jamais,
Dans l'obscurité de ce monde.
A Toi Israël,
A Toi l'Eternel...